Irak: la Russie compte moderniser les centrales électriques soviétiques (Kommersant)
La Russie prévoit de continuer à travailler dans le secteur électrique en Irak, la reconstruction de la centrale thermique "Kharta" par la compagnie russe Technopromexport pourrait être le premier projet dans cette voie, lit-on mardi dans le quotidien Kommersant.
Moscou pourrait attirer dans ces travaux les plus de 10 milliards de dollars que l'Irak envisage de dépenser pour la reconstruction de ses ouvrages énergétiques.
Le secteur énergétique de l'Irak avait été sérieusement endommagé au cours de la guerre du Golfe. La puissance installée des centrales électriques y constitue actuellement 5.500 mW. Les autorités irakiennes ont déclaré que le rétablissement du secteur électrique demanderait 10 à 15 milliards de dollars.
Technopromexport (TPE) avait remporté à plusieurs reprises l'appel d'offres pour la reconstruction de la centrale Kharta: en 1997, 1999 et 2007. Cette centrale thermique d'un rendement de 400 mW est alimentée au mazout et au gaz. D'après Natalia Starodoumova, porte-parole de TPE, la compagnie est prête à lancer le chantier, mais à condition de tenir compte des problèmes de sécurité et de la hausse des prix des matériaux et des équipements enregistrée ces dix-huit derniers mois. Ce n'est pas le premier projet de TPE en Irak, a-t-elle souligné: la compagnie est en train de mettre en oeuvre un contrat pour la construction de la centrale de Yusufiya, mais les travaux ont été maintes fois arrêtés à cause des opérations militaires, c'est pourquoi ils n'ont pas encore pu être menés à bien.
"Si l'on tient compte du coût de la construction en Russie à un niveau de 1.300 à 1.500 dollars le kWh de puissance installée, la centrale thermique Kharta d'un rendement de 400 mW pourrait revenir à l'Irak à 520-600 millions de dollars", estime Fedor Kornatchev, analyste d'AntantaPioglobal.
Pour l'instant, aucun autre projet n'a été examiné par les parties, a fait savoir un représentant du ministère russe de l'Energie qui a affirmé que sur le plan de la coopération, l'Irak était aussi important pour la Russie que les autres pays du Proche-Orient.
"Cette coopération ne peut être fructueuse que dans le domaine de la modernisation des centrales construites par des spécialistes soviétiques", fait remarquer Vassili Sapojnikov, analyste de la société d'investissement Otkrytie. En ce qui concerne la construction de nouvelles centrales, les compagnies russes ne pourront pas soutenir la concurrence des firmes occidentales, a-t-il dit. Par exemple, des chaudières et des turbines fabriquées par Siemens et General Electric sont installées dans les centrales russes, alors que les compagnies russes n'y sont que maîtres d'oeuvre, indique l'analyste. D'ailleurs, a-t-il dit, l'URSS avait construit un grand nombre de centrales électriques sur le territoire de l'Irak.
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