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Pourquoi certains animaux sont-ils altruistes ?

Des chercheurs du laboratoire d'écologie de l'Université Pierre et Marie Curie (ENS-CNRS) et du Royal Holloway College (Londres, Royaume-Uni) viennent d'expliquer l'évolution des comportements altruistes chez l'animal.

Les personnes atteintes d'un diabète de type 2 mettent peut-être leur santé en péril malgré la disponibilité de traitements efficaces

Une importante enquête internationale confirme que, malgré la disponibilité de traitements efficaces contre le diabète, beaucoup de malades ne parviennent pas à atteindre les niveaux optimaux de contrôle. Ces personnes souhaitent que leur soient proposés des traitements alternatifs pour les aider à contrôler leur diabète

Parasitisme : Une nouvelle stratégie pour échapper à la prédation de son hôte

Pour poursuivre leur cycle, des vers parasites poussent leur hôte, des insectes, à se suicider en se jetant à l'eau. C'est ce qu'avaient précédemment montré des chercheurs du laboratoire Génétique et évolution des maladies infectieuses (CNRS – IRD, Montpellier). Mais que se passe t-il si l'insecte parasité est mangé par un poisson ou une grenouille ? Les chercheurs dévoilent dans la revue Nature du 6 avril 2006, que les vers sont capables de sortir du cadavre de l'hôte ingéré puis de remonter le tube digestif du prédateur pour s'échapper par sa bouche, sa branchie ou sa narine. Cette adaptation anti-prédation est unique chez les parasites.

Il y a 9000 ans : les premiers dentistes

Des fouilles réalisées à Mehrgarh, une nécropole du Pakistan datant de 9000 ans, ont révélé les prémices d'une profession encore tout à fait actuelle : celle de dentiste. Ces travaux ont été réalisés par une équipe internationale conduite par la mission archéologique française (CNRS, Musées des arts asiatiques-Guimet). Ils sont publiés dans la revue Nature du 6 avril 2006.

Droite ou gauche ? Mon cœur balance

Les organismes pluricellulaires, y compris l'homme, sont asymétriques selon 3 axes : l'axe antéro-postérieur (A/P), l'axe dorso-ventral (D/V) et l'axe droite-gauche (D/G). Le développement ne peut avoir lieu sans ce système de coordonnées spatiales. Pour comprendre la façon dont on devient asymétrique au cours du développement, les biologistes cherchent à identifier les molécules et les gènes contrôlant cette étape importante. Une équipe de chercheurs de l'Institut de recherches « Signalisation, biologie du développement et cancer » (CNRS, Université de Nice Sophia-Antipolis) menée par Stéphane Noselli a identifié chez la drosophile un nouveau gène dont la mutation entraîne un situs inversus, c'est à dire une inversion complète de l'axe D/G. Ce gène code pour une protéine dont il existe un homologue chez l'homme. Ce type de recherche permettra de mieux diagnostiquer et traiter les malformations et anomalies découlant d'un défaut d'asymétrie D/G. Ces résultats seront publiés dans deux articles de la revue Nature du 6 avril 2006.

Séquençage du génome de la bactérie Kuenenia stuttgartiens, un acteur majeur du cycle de l'azote

Le génome de la bactérie, Kuenenia stuttgartiensis, vient d'être séquencé à partir d'une communauté bactérienne issue de l'environnement. Ce résultat, publié dans Nature du 6 avril 2006, est le fruit d'une longue collaboration entre des chercheurs du Génoscope (Genopole, Evry), notamment l'unité mixte Génomique métabolique (CNRS - Université d'Evry -CNRG) (1), et des équipes des Universités de Nimègue (2), Munich (3) et de Vienne (4). Kuenenia stuttgartiensis est le prototype du groupe des bactéries anammox qui oxydent l'ammoniaque en azote en l'absence d'oxygène. Cette particularité fait de ce groupe un acteur majeur dans la régénération de l'azote atmosphérique. Son utilisation pour simplifier, accélérer et abaisser le coût du traitement des eaux usées est à l'essai au niveau industriel.

Cristaux liquides : comment dépasser leur limite de réflexion

Les cristaux liquides cholestériques sont très présents dans la nature, notamment dans les organisations de l'ADN et l'artériosclérose. Capables de réfléchir la lumière, ils sont utilisés dans les logos dont la couleur change avec la température (thermomètres frontaux) ou l'angle d'observation (billets de banque). Cependant, ils sont incapables de réfléchir la lumière ambiante à plus de 50%.

Véga : l'étoile à comètes ?

L'observation du voisinage immédiat d'une étoile autre que le Soleil vient d'être réalisée pour la première fois. Un disque de débris constitué de grains de poussières chauds (1300°C), résidus de l'évaporation de comètes et de collisions entre astéroïdes, a en effet été détecté pour la première fois autour de Véga. Cette découverte est le fruit du travail d'une équipe internationale comprenant des chercheurs du Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (CNRS, Observatoire de Paris, Universités de Paris VI et VII) et du Laboratoire d'astrophysique de Grenoble (CNRS, Université Joseph Fourier). Les résultats paraissent dans la revue Astronomy and Astrophysics du 13 avril 2006.

OPO : le petit frère du laser se miniaturise

Jérôme Tignon de l'équipe "Optique cohérente et non linéaire" du Laboratoire Pierre Aigrain (Ecole Normale Supérieure – Université Paris 6 - CNRS) a mis au point un micro-OPO (Oscillateur Paramétrique Optique). Ce "petit frère" du laser, jusqu'alors essentiellement réservé à la recherche fondamentale à cause de la taille et de la complexité des dispositifs de laboratoires impliqués, possède des applications potentielles très importantes dans le codage des informations. Sa déclinaison sous forme de nanostructure devrait permettre de développer des systèmes de transmission inviolables aux applications nombreuses, notamment pour la transmission de données confidentielles, en particulier par Internet.

Les rayons gamma dissipent le brouillard intergalactique

L'observation, au moyen des télescopes H.E.S.S. installés en Namibie, des rayons gamma(1) émis par deux quasars a permis à des chercheurs du CNRS (IN2P3/INSU) et du CEA-Dapnia, dans le cadre de la collaboration H.E.S.S., de montrer que la quantité de lumière fossile de l'Univers étoilé, brouillard de photons dans lequel baigne l'Univers, est bien plus basse que celle admise jusqu'ici. Ce résultat, publié dans la revue Nature du 20 avril, est important pour la compréhension de la formation et de l'évolution des galaxies.