Le PALIPEHUTU-FNL revendique une attaque au Burundi
Bujumbura, Burundi (PANA) - Le Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL) a revendiqué mercredi l'attaque perpétrée la veille à l'aube à Bujumbura, la capitale du Burundi, qui a fait une vingtaine de morts.
Le porte-parole du PALIPEHUTU-FNL, le Pasteur Habimana, a déclaré que l'attaque visait à "remettre de l'ordre" dans les rangs du PALIPEHUTU-FNL qui a connu ces deux dernières semaines des désertions massives de combattants se réclamant du "camp de la paix".
Il a affirmé que le mouvement de désertion était favorisé par le gouvernement burundais pour affaiblir l'autorité du chef du PALIPEHUTU-FNL, Agathon Rwasa. Le Pasteur a également accusé le médiateur dans le conflit burundais, le ministre sud-africain de la Sécurité et de l'Ordre, Charles Nqakula, de prendre fait et cause pour le gouvernement.
Le ministre burundais de la Défense nationale et des Anciens combattants, Germain Niyoyankana, a mis en garde, mardi soir, le mouvement rebelle, l'accusant d'avoir violé le cessez-le-feu qu'il a signé avec le gouvernement, le 7 septembre 2006 à Arusha, en Tanzanie.
Il a affirmé que l'armée burundaise ne tolérerait plus que les combattants du PALIPEHUTU-FNL quittent leurs positions pour aller perpétrer des attaques contre la population. Le ministre a toutefois reconnu les erreurs de l'armée pour avoir laissé des déserteurs du PALIPEHUTU-FNL venir s'installer à Bujumbura au milieu de la population civile.
"Avec l'aide des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA), les déserteurs du PALIPEHUTU-FNL vont être désarmés et éloignés de la capitale", a ajouté M. Niyoyankana.
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