L'existence d'une dette de l'Etat russe envers la compagnie Sodexim, à laquelle pourrait être liée l'arrestation du vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak le 15 novembre dernier, est indéniable, a annoncé mardi un porte-parole du ministère russe des Finances aux journalistes.
Cette dette de l'Etat russe a été contractée dans le cadre du règlement de la dette algérienne envers l'ex-URSS.
"D'autres ministères ont confirmé son existence, celle-ci ne fait aucun doute. Les circonstances sont assez claires et transparentes, et aucune question épineuse n'entoure cette affaire", a souligné le service de presse.
Bien qu'on ignore toujours au juste ce qui est reproché à Stortchak, son arrestation pourrait être liée avec la dette de l'Algérie envers la compagnie Sodexim, dont le règlement commence tout juste à être étudié, a fait remarquer le ministère.
Le directeur de l'Institut bancaire auprès du Haut Collège d'Economie Vassili Solodkov avait auparavant expliqué à RIA Novosti que la pratique de la cession des dettes de l'ex-URSS à des compagnies privées était monnaie courante en Russie, et que certaines personnes avaient ainsi gagné des sommes d'argent considérables.
Le Parquet général a en outre fait savoir que M. Stortchak, ainsi que le directeur général de la compagnie Sodexim Viktor Zakharov et le président d'une banque moscovite Vadim Volkov ont été arrêtés sur la base de soupçons de détournement de fonds publics commis en groupe pour un montant particulièrement élevé. Ils encourent une peine d'emprisonnement de cinq à dix ans.
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