Caroline Morard, la surprise politique de l'été

Caroline Morard c’est la surprise de l’été, entrée à la 39e place du Top 100 des politiques français sur Facebook, sa popularité auprès des internautes lui permet de passer devant les plus grosses pointures politiques. A 32 ans, cette jeune femme incarne déjà l’avenir de la politique française, sa détermination et son dévouement sont déjà des atouts considérables qui séduisent et plaisent aux jeunes et moins jeunes. Elle se livre dans sa première interview sans langue de bois. A suivre…

Caroline, vous avez fait une entrée fracassante au Top 100 des politiques français sur Facebook, vous venez de dépasser Peillon, Joyandet, Jégo et Estrosi. Quelle est votre réaction à ce classement des internautes ?

C’est une formidable surprise d’autant plus que le lancement de cette page ne date que du 16 juin. L’initiative était plus ludique que politique, plus hasardeuse que prétentieuse. Elle s’est imposée comme le prolongement naturel de l’essor de mon activité militante et de sa reconnaissance sur le réseau. Depuis un an je mets beaucoup de passion et d’énergie à communiquer, informer et échanger sur l’action du Président de la République et du gouvernement.
Les réseaux sociaux et Facebook en particulier répondent parfaitement à ce besoin citoyen et sont des nouveaux outils de démocratie formidables. Ils permettent d’anticiper les temps forts de la vie publique, de concentrer les informations majeures et de les diffuser avec une réactivité inégalée. Evidement cette nouvelle forme de communication à ses travers et personne n’est à l’abri des poubelles informationnelles qui circulent sur la toile.
C'est là que s'inscrit ma démarche : offrir à chacun sur Facebook un accès fiable, facile et rapide aux informations essentielles pour l'aider à comprendre les objectifs, les modalités, et l’utilité de l'action politique.
Ainsi, à travers les groupes « Elysée – le groupe d’information », « l’action du gouvernement » ou « Elus pour changer l’Europe – l’action de Députés européens » j’essaye de rendre compte au quotidien de l’actualité politique avec l'exigence de la transparence et le souci de la pédagogie.
Cette activité a sans aucun doute contribué au « succès » de ma page personnelle. Je l’analyse avant tout comme une reconnaissance de mon investissement quotidien à renseigner, rassembler et échanger, en marge de tout appareil de parti. Je crois que cet engouement traduit aussi l’attrait des Français pour un nouveau souffle politique. Le temps de l’inaction, de la dissimulation, de l’indécision et des horizons individuels est définitivement révolu.
Les gens qui m’accordent leur soutien revendiquent cette envie de modernité, de proximité, de sincérité, et d'authenticité et peut-être même d'humanité.
Au delà de leur nombre, je suis frappée par la chaleur et la générosité de leurs témoignages personnels comme s’ils se reconnaissaient eux-mêmes dans mon engagement. Je mesure la valeur de cette confiance spontanée, et l’attente exigeante qu’elle va engendrer. Elle renforce mes convictions et ma motivation à proposer plus et à communiquer mieux.

Caroline, présentez-vous à nos lecteurs

Je tiens à préciser d’emblée que je ne suis pas une professionnelle de la politique mais issue de la société civile avec une formation de Docteur en Pharmacie. Mon parcours m’a davantage aguerri à la compétence managériale, aux rouages du monde de la santé et de la fonction publique hospitalière qu'aux arcanes de l’arène politique. Je pense d’ailleurs que c’est aussi ce qui séduit les gens. Je suis en marge de toutes les stratégies de parti, de tous les compromis, je n’ai pas de susceptibilité à ménager, d’intérêt particulier à protéger. Ce que j’essaye de mettre à leur service ce sont mes convictions, mon énergie, mon envie de partage, mon esprit d’entreprise et mon sens de l’engagement et du civisme, rien de plus.
J'ai 32 ans, et je ne me prends pas au sérieux, j'ai l'esprit libre, de l'enthousiasme, de l'audace, une capacité d’indignation intacte et certainement quelques illusions tenaces.
L’avenir de la France, le destin de l’Europe, le respect des gens qui les font vivre et les incarnent dans leur diversité, tout ceci me détermine à m’engager et à agir. Je suis révolté contre tous ceux qui prétendent nous faire entrer dans l’avenir à reculons, qui entretiennent la régression de la pensée et des actes et préparent des bombes à retardement pour les générations futures.
Ce volontarisme, sans doute forgé par le sport de haut niveau, m’anime depuis des années, au sein de la vie politique locale, à travers des contributions associatives et une mobilisation particulière pour la cause européenne.
À une époque où les valeurs prônées sont l'esprit d'initiative, le mérite, et l'égalité des chances, je pense sans arrogance que ma position peut avoir du sens pour le grand public.

Vous êtes à l’origine des « 10 bonnes raisons » de la campagne européenne, pouvez-vous nous en dire plus ?

L’idée est parti du terrain et d’un constat partagé avec Françoise Grossetête (Députée européen tête de liste dans la région Sud-est aux dernières élections) lors des ses nombreux déplacements sur le territoire. Vous savez le scepticisme auquel est encore confronté le projet européen dans l’esprit des Français et la difficulté à les convaincre de son intérêt direct dans leur quotidien.

Justement le temps de la campagne est l’occasion d’échanges privilégiés pour écouter, expliquer, démontrer et tenter de convaincre. C’est aussi le moment ou les gens se posent des questions et confrontent les positions avant de se prononcer. Ils sont à la recherche de réponses simples et concrètes à leurs interrogations. Un argumentaire clair, concis et percutant largement diffusé m’a semblé le meilleur outil pour les toucher. En plus, les nombreuses réussites de la Présidence française de l’Union Européenne, l’élan politique insufflé par Nicolas Sarkozy à l’Europe nous donnait des arguments concrets et forts à avancer. En réunissant les succès avérés de la Présidence française et les propositions clés du projet de la Majorité j’ai défini « 10 vraies raisons de Voter majorité présidentielle aux élections européennes ». J’ai ainsi eu l’honneur de voir mon initiative saluée par le chef de l’Etat et mon argumentaire diffusé par l’équipe de campagne.

Comment envisagez-vous les régionales et vous préparez-vous déjà pour soutenir Nicolas Sarkozy en 2012 ?

Bien sur les élections Régionales sont un rendez-vous capital si nous voulons continuer à changer la France.
L'objectif de la Majorité est clair déployer à l’échelon régional le mouvement de transformation et de réforme de la France engagé par le Président de la République, le gouvernement et la majorité parlementaire. Pour s'assurer des conditions de la victoire, il faudra une nouvelle fois incarner le camp de l’élan, de l'audace, des idées et de l’unité à travers des propositions concrètes et une mobilisation populaire.
Dès le mois de mars dernier, soit un an avant le scrutin, la Majorité Présidentielle a souhaité donner la parole à ses militants pour désigner, dans chaque région, le chef de file régional porteur du projet. C'est un signe fort qui traduit une fois de plus l'éthique démocratique des pratiques internes du parti de Nicolas Sarkozy. A présent il faut aller plus loin dans le rassemblement et la participation citoyenne qui ont été déterminant dans notre large victoire aux Européennes.
C'est pourquoi j'ai déjà crée un groupe sur Facebook pour lancer l’offensive et offrir pendant 8 mois un lieu incontournable de mobilisation populaire, de consultation, et d'échange.
Chacun de ses membres pourra y porter sa contribution et ainsi devenir acteur du changement et artisan de la victoire.
Je suis persuadée que c'est rassemblés et déterminés le plus tôt possible que nous construirons les meilleurs projets pour chaque région et seront plus efficaces dans la reconquête de nos territoires.

Pour vous finalement, c’est quoi la politique ?

C’est regarder et affronter la réalité en face.
C’est se soucier du monde, des femmes et des hommes qui nous entourent, se tourner vers eux avec un minimum d’humanité et tenter de leur être utile.
C’est défendre des causes justes, les libertés, la dignité humaine, la nation et son idéal républicain lorsqu’ils sont menacés.
C’est refuser de se soumettre, de se résigner, de se replier sur soi, lutter contre la régression de la pensée et des actes en prenant le parti de l’initiative et de l’ambition collective.
C’est promouvoir l’éducation et l’épanouissement de chacun au sein d’une société de confiance et de projets partagés.
C’est livrer « avec » et « pour » les autres le combat de demain et si c’est contre, c’est contre quelque chose plutôt que contre quelqu’un
C’est affirmer son attachement patriotique, aimer le partager et chercher à le transmettre.
C’est aider ceux auxquels la vie a moins souri. Moi elle m'a jusqu'à présent bien gâté alors quand on a beaucoup reçu, il faut aimer donner.
Ceux qui m’inspirent le plus de respect en politique ce sont les femmes et les hommes qui placent l’intérêt général au dessus des querelles partisanes et avant leur plan de carrière personnelle. J’ai l’intime intuition qu’ils ne sont pas si nombreux.
Je terminerais en remarquant qu’on ne fait plus aujourd’hui de la politique comme avant. L’exigence de débat, l’exigence de vérité, l’exigence de renouvellement sont toutes trois devenues des éléments essentiels d’une nouvelle ère politique, d’une nouvelle vague de patriotes.
Aujourd’hui je prends simplement un immense plaisir à m’immiscer dans le débat public pour contribuer à l’éclairer et je me réjouis déjà de trouver un large écho au sein des réseaux sociaux. Il revient à moi à présent d’inscrire mon action et la confiance qu’elle suscite dans la durée. L’engagement et l’engouement en ligne ont bien été un tremplin pour quelques uns…

Propos recueillis par Jean-Paul Ney

Liens :

La page Facebook de Caroline Morand

Les 10 raisons de voter Majorité Présidentielle (européennes)

Le Top 100 des politiques sur Facebook

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